La casa de Bernarda Alba de Federico García Lorca

SYNOPSIS:

« Les huit années que durera le deuil, le vent de la rue ne devra pas pénétrer dans cette maison. Dites-vous que j’ai muré les portes et les fenêtres. » (Acte I)

Maintenant que le père est mort, plus un seul homme ne mettra les pieds dans la maison de Bernarda Alba. Avec obstination, elle se met à creuser pour ses filles la tombe où coucher le brûlant désir qui les anime. Cloîtrées dans cette nouvelle matrice, elles doivent rester filles, à tout prix. Mais que la tyrannie de Bernarda s’assoupisse un instant… et les murs chuchotent, les oreillers dissimulent des icônes de papier, les corps s’échauffent et se trahissent, la lune en est témoin. Et l’ombre de Pepe el Romano, entrevue au coin d’une fenêtre, est celle d’un géant.

PREMIERES NOTES

 La Casa de Bernarda Alba… la dernière œuvre de Lorca avant son assassinat, le dernier volet des tragédies rurales du poète de Grenade, la pièce maîtresse où l’on a lu, souvent, la prédiction du malheur qui allait frapper l’Espagne. Après Bodas de sangre et Yerma, voilà que surgit la figure de Bernarda, monstre de morale, habitée par les valeurs de la société espagnole du début du XXème siècle, étriquée dans ses traditions, étouffée par le poids des interdits. Tyran, despote, main de fer, elle plonge ses filles dans un deuil forcé comme on leur maintiendrait la tête sous l’eau. Elle ferme les yeux pour ne pas voir, Bernarda, comme elle ferme les portes et les fenêtres de sa maison, à double tour, avec méthode et acharnement, pour empêcher toute intrusion susceptible d’entacher l’honneur de la famille, et pour que personne ne soit témoin de la folie qui les menace toutes… Mais on oublie souvent, accaparés que nous sommes par le fanatisme de cette toute-puissante, que dans l’ombre de la géante agit une autre femme, pétrie de haine, un personnage qui distille insidieusement son venin et fomente la tragédie finale, qui jouit de la lente décadence de ces femmes, un être frêle qui ne se rattache à la vie et à la raison que dans l’espoir du jour où elle pourra enfin prendre sa revanche sur tant d’années d’humiliation…

« Ese día me encerraré con ella en un cuarto y le estaré escupiendo un año entero. « Bernarda, por esto, por aquello, por lo otro », hasta ponerla como un lagarto machacado por los niños, que es lo que es ella y toda su parentela. » (Acte I Scène 1)

Nous avons décidé d’offrir à cette servante une scène pour sa vengeance.

LE CLOU DANS LA PLANCHE EN PARLE:

http://www.lecloudanslaplanche.com/casa-de-bernarda-alba/

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