Créations

Yerma(s) - Cie Les Anachroniques

Yerma(s) de Federico Garcia Lorca

TRAGÉDIE BAS-ROCK en espagnol et LSF (Langue des Signes Française) surtitrée en français

MISE EN SCÈNE : Matthieu Pouget et Hegoa Garay

DISTRIBUTION : Laura Barrado, Paula Espinoza, Hegoa Garay, Jodel Grasset-Saruwatari, Ana Martinez Cobo, Janick Mauger, Matthieu Pouget

DURÉE : 1h10

 

TERRE DE SILENCE? TRAGÉDIE D’UN CORPS QUI NE DONNERA RIEN.

Cette femme que Lorca dessine comme un paysage, aux seins blancs comme les sommets des Alpujarras, à la bouche fraîche comme une source, cette femme attend. Pas le droit de sortir, pas le droit de travailler, à peine de parler. Mais elle est prête. Comme sa mère, comme sa grand-mère, comme toutes, elle sera mère… De toute façon, dit-elle, c’est tout ce qu’il lui reste. Pourquoi Juan ne le lui donne-t-il pas ce qu’elle attend ? Pourquoi refuse-t-il même d’en parler ? Elle veut comprendre. Cernée par la violence de son quotidien et de son compagnon, elle s’efforce pourtant de dessiner une logique aux événements, elle qui se croit responsable de sa situation.

 

UNE TERRE STÉRILE, AUJOURD’HUI, c’est une terre coincée entre une autoroute et un boulevard périphérique, un terrain vague entre quatre immeubles, une plage après une marée noire… C’est un espace dont personne ne veut, où errent des êtres en marge. Yerma, personnage diffracté, évolue dans un dépotoir et cherche son enfant, comme un animal, dans les détritus de ceux qui la jugent et la rejettent.

 

QUE CHANTE LE CHOEUR DES YERMA(S) ? Il chante la fillette qui joue à la poupée, l’adolescente donnée à un homme qu’elle ne connaît pas, la femme face à l’homme, déchirée entre son désir et son devoir, il chante la sagesse des femmes flétries qui regardent en arrière. Il offre au spectateur la « tragédie bas-rock » d’un corps déchiré par son désir d’enfant et dirigé par l’obsession de vivre.

 

LE CLOU DANS LA PLANCHE EN PARLE:

http://www.lecloudanslaplanche.com/yermas/

La casa de Bernarda Alba de Federico García Lorca

SYNOPSIS:

« Les huit années que durera le deuil, le vent de la rue ne devra pas pénétrer dans cette maison. Dites-vous que j’ai muré les portes et les fenêtres. » (Acte I)

Maintenant que le père est mort, plus un seul homme ne mettra les pieds dans la maison de Bernarda Alba. Avec obstination, elle se met à creuser pour ses filles la tombe où coucher le brûlant désir qui les anime. Cloîtrées dans cette nouvelle matrice, elles doivent rester filles, à tout prix. Mais que la tyrannie de Bernarda s’assoupisse un instant… et les murs chuchotent, les oreillers dissimulent des icônes de papier, les corps s’échauffent et se trahissent, la lune en est témoin. Et l’ombre de Pepe el Romano, entrevue au coin d’une fenêtre, est celle d’un géant.

PREMIERES NOTES

 La Casa de Bernarda Alba… la dernière œuvre de Lorca avant son assassinat, le dernier volet des tragédies rurales du poète de Grenade, la pièce maîtresse où l’on a lu, souvent, la prédiction du malheur qui allait frapper l’Espagne. Après Bodas de sangre et Yerma, voilà que surgit la figure de Bernarda, monstre de morale, habitée par les valeurs de la société espagnole du début du XXème siècle, étriquée dans ses traditions, étouffée par le poids des interdits. Tyran, despote, main de fer, elle plonge ses filles dans un deuil forcé comme on leur maintiendrait la tête sous l’eau. Elle ferme les yeux pour ne pas voir, Bernarda, comme elle ferme les portes et les fenêtres de sa maison, à double tour, avec méthode et acharnement, pour empêcher toute intrusion susceptible d’entacher l’honneur de la famille, et pour que personne ne soit témoin de la folie qui les menace toutes… Mais on oublie souvent, accaparés que nous sommes par le fanatisme de cette toute-puissante, que dans l’ombre de la géante agit une autre femme, pétrie de haine, un personnage qui distille insidieusement son venin et fomente la tragédie finale, qui jouit de la lente décadence de ces femmes, un être frêle qui ne se rattache à la vie et à la raison que dans l’espoir du jour où elle pourra enfin prendre sa revanche sur tant d’années d’humiliation…

« Ese día me encerraré con ella en un cuarto y le estaré escupiendo un año entero. « Bernarda, por esto, por aquello, por lo otro », hasta ponerla como un lagarto machacado por los niños, que es lo que es ella y toda su parentela. » (Acte I Scène 1)

Nous avons décidé d’offrir à cette servante une scène pour sa vengeance.

LE CLOU DANS LA PLANCHE EN PARLE:

http://www.lecloudanslaplanche.com/casa-de-bernarda-alba/

Le Mur

LE MUR d’Itziar Pascual

 

Synopsis :

 

Le murbien réel, qui sépare les appartements de Mujer et de Maria Amparo, est aussi ce mur de silence et de honte qui entoure la question de la violence entre hommes et femmes. Malmenée par un mari misogyne et un fils violent, Maria Amparo se réfugie dans un monologue intime auquel répond, en écho, de l’autre côté de la cloison, le monologue de Mujer. Mujer, écrivain et témoin de ce drame de la vie quotidienne, est prise au piège de ses propres contradictions, entre révolte et peur, confort de silence et désir de dénoncer. Désir aussi d’une communication qui s’avèrera difficile et limitée.

 

Cette pièce de théâtre est une initiative originale pour dénoncer les violences faites aux femmes et sensibiliser la société, toute la société, victime, témoin ou simple spectateur.

Le mur est un « outil »  à disposition des pouvoirs publics et des associations d’aide aux femmes victimes de violence pour aborder ce sujet différemment et contribuer ainsi à la lutte contre ce fléau.

 

Chaque représentation est suivie d’une discussion avec des acteurs associatifs, culturels, artistiques, universitaires ou institutionnels.

 

Durée de la représentation : 50 min

 

Fiche technique du spectacle :
Dimensions minimum : 3,5 m d’ouverture, 2,5 m de profondeur, 5 m de hauteur
Temps de montage : 2 hr

Prix de cession du spectacle : 2 000 €. Le transport et l’hébergement restent à la charge de l’organisateur.

 

Mise en scène : Matthieu Pouget

Comédiennes : Laura Barrado, Hegoa Garay et Pedro Elías Garrido Pargas

Technique : Jean-Paul De Sa

Musique : Jodël Grasset-Saruwatari

Photographe : Benedyct Antifer

Les Délieuses de Langues

Dispositif théâtral de sensibilisation au dépistage organisé du cancer du sein.
Créé à la demande du comité Octobre Rose, coordonné par Doc 31, structure en charge du dépistage organisé du cancer du sein en Haute-Garonne.

Réalisé en étroite collaboration avec des médecins et à partir de témoignages de femmes, ce spectacle explore avec naturel et humour les réticences des femmes à faire une mammographie. Parler de l’intime dans un climat de confiance, dédramatiser la maladie, rire des excuses qui permettent d’éviter le dépistage, voilà ce que proposent les Délieuses de langues. Peu à peu le public s’identifie à ces femmes, et un espace de parole commun se dessine, où l’on peut verbaliser ses craintes et discuter sans tabou avec un médecin.

Comédiennes :  Hegoa Garay, Paula Espinoza, Leonor Harispe, Cathy Beillin

Genre : Comédie de l’intime

 

La Presse en parle :

 

https://viaoccitanie.tv/la-maison-des-solidarites-de-frouzins-sensibilise-au-depistage-du-cancer-du-sein/

Le dépistage du cancer théâtralisé – 19_11_2018 – ladepeche.fr

http://www.ladepeche.fr/article/2013/11/09/1749373-maubourguet-theatre-sante-les-delieuses-de-langues.html

http://www.ariegenews.com/news-68666.html

 

Las cronicas del Sochantre – Dossier

Dossier de presse

Centenaire du conteur et dramaturge galicien

Nous voilà au début du chemin qui nous mènera peut-être jusqu’à Saint-Jacques. Ils seront tous là, Antigone, OEdipe, Merlin, Faust, L’Apôtre, Don Quichotte, Saint Saturnin, Don Juan et le roi Hamlet sur le chemin avec nous, comme le dit si bien Álvaro Cunqueiro.

Nous partirons sur les chemins poussiéreux tels des troubadours, des crieurs, des bonimenteurs, tout en colportant son univers.

Un univers imaginaire qui emprunte à la caricature, à l’expressionnisme, à l’avant-garde surréaliste, aux esperpentos de Valle-Inclán ; une théâtralité ironique qui prend corps dans un langage oral aux inflexions lyriques et populaires.

Un théâtre nourri des décombres de la culture celtique échoués sur la grève galicienne ou sur le vieux chemin poussiéreux de Saint-Jacques-de-Compostelle : comètes, chantres, tempêtes, guérisseurs, poèmes, corbeaux, parapluies, grottes, pèlerinages, coqs, mages, légendes… Tout un monde d’hybridation magique et rationnelle…

Une pièce comme un retable populaire, où se trouvent réunies la fantaisie enjouée, la beauté grotesque, la sensualité ludique et la tendresse ironique du plus borgésien des poètes-troubadours du XXe siècle.

Dossier de presse